NMN vs NR — lequel vous convient le mieux ?
NAD+ : Le « code de base » de l’anti-âge
NAD+ est une coenzyme présente dans toutes les cellules humaines. Il agit comme cofacteur redox dans de nombreuses réactions métaboliques et constitue également un substrat crucial dans la signalisation cellulaire, la régulation du stress énergétique et les voies métaboliques. Il a été démontré qu’il apporte de nombreux bienfaits pour la santé, notamment une stimulation du métabolisme énergétique, la protection du cœur et du système nerveux, la réparation de l’ADN, ainsi que des effets anti-inflammatoires et anti-âge. Sous stress, la biosynthèse de NAD+ diminue et la consommation d’enzymes augmente. Ses précurseurs peuvent aider à reconstituer les niveaux de NAD+, offrant une stratégie potentielle pour inverser le déclin physiologique et prévenir la maladie.
△ Figure 1 : Effets physiologiques des amplificateurs de NAD+ sur le corps humain.
Différences entre NMN et NR — Structures moléculaires
NMN, un dérivé de la vitamine B3 (niacinamide), a un poids moléculaire de 334,221 g/mol. Il existe sous deux formes isomériques : alpha et bêta, seul le bêta-NMN étant biologiquement actif. Le NMN naturel se trouve dans des aliments tels que l’edamame, le brocoli, le concombre et le chou. Il agit comme un précurseur direct de NAD+, converti efficacement via la voie NAMPT pour soutenir le métabolisme énergétique, la stabilité du génome et la régulation épigénétique.La NR, une autre forme de vitamine B3, est composée de nicotinamide (NAM) et de ribose, et se trouve dans le lait, la levure, la bière, les bactéries et les mammifères. Des recherches ont confirmé que la NR est un efficace améliorateur de NAD+.

△ Figure 2 : Structures moléculaires de NMN et NR
Bien que structurellement similaire, le NMN contient un groupe phosphate supplémentaire. Le NMN est un précurseur direct du NAD+, tandis que le NR doit être converti en NMN par l’enzyme NRK avant la synthèse du NAD+.
Voies métaboliques NMN et NR
Il existe trois voies de biosynthèse NAD+ dans les cellules : la synthèse de novo, la voie Preiss–Handler et la voie de sauvetage. La voie de récupération est la principale source dans les cellules de mammifères.
△ Figure 3 : Voie métabolique NAD+
NMN→NAD+ : NMN pénètre directement dans les cellules via le transporteur SLC12A8 et est converti en NAD+ via les enzymes NMNAT, ce qui indique qu’il s’agit d’un précurseur plus direct de NAD+.
NR→NAD+ : NR pénètre dans les cellules via des transporteurs nucléosides équilibrés (ENT), puis se convertit en NMN via NRK pour synthétiser NAD+. Lorsque le NMN intracellulaire est saturé, il peut se déphosphoryler en NR, qui peut être recyclé par le NRK en NMN et continuer à contribuer à la synthèse de NAD+.

△ Figure 4 : NMN, NR, réseau métabolique NAD+
Biodisponibilité et taux d’absorption du NMN et du NR
Données cliniques NMN : Une étude chez la souris a montré que l’administration orale de 300 mg/kg NMN augmentait rapidement les niveaux plasmatiques de NMN en 2,5 minutes et atteignait un pic de 5 à 10 minutes, revenant à la base après 15 minutes. Les niveaux de NAD+ hépatique ont augmenté régulièrement de 15 à 30 minutes, indiquant une absorption et une utilisation rapides.

△ Figure 5 : NMN plasmatique (rouge) et NAD+ hépatique (bleu)
Données cliniques NR : Un homme en bonne santé de 52 ans a pris 1000 mg de NR par jour pendant 7 jours. Les niveaux de NAD+ dans les cellules mononucléaires du sang périphérique (PBMC) ont commencé à augmenter à 4,1 heures (de 18,5 μM à 42,5 μM) et à atteindre un pic entre 7,7 et 8,1 heures. Dans une étude parallèle chez la souris (185 mg/kg de dose orale), les niveaux de NAD+ au foie ont augmenté de manière significative en 2 heures et ont atteint un pic à 6 heures.

△ Figure 6 : La NR orale améliore le métabolisme du PBMC NAD+ chez un homme de 52 ans

△ Figure 7 : Métabolisme du NAD+ dans le foie de souris
Les données actuelles suggèrent que le NMN présente une biodisponibilité supérieure à la NR.
Sécurité des NMN et NR
Dans un essai non randomisé, les sujets ont pris 100, 250 ou 500 mg de NMN. En moins de 5 heures, la pharmacocinétique et les paramètres cliniques ont été évalués. Aucun signe clinique significatif n’a été observé (par exemple, température, fréquence cardiaque, tension artérielle ou taux d’oxygène), indiquant que les doses étaient bien tolérées et sûres.De même, la NR s’est avérée sûre. Dans un essai randomisé, en double aveugle et contrôlé par placebo de 8 semaines, portant sur des hommes et des femmes en surpoids mais en bonne santé, des doses quotidiennes de 100, 300 et 1000 mg n’ont montré aucun problème de sécurité.
En résumé, le NMN et le NR sont tous deux des précurseurs de NAD+ efficaces et sûrs. Métaboliquement, NMN est un précurseur plus direct. Les données montrent également qu’il offre une absorption plus rapide et une biodisponibilité accrue. Cependant, la NR bénéficie également d’un solide soutien scientifique. Le choix entre les deux dépend de facteurs tels que la rapidité d’absorption, le coût, la disponibilité et les orientations futures de la recherche. Ensemble, NMN et NR stimulent les progrès dans les stratégies de renforcement du NAD+ pour la lutte contre le vieillissement et le maintien de la santé.